La Tragédie Païenne

La Tragédie Païenne

C’est avec un tout nouvel album qu’il débarque en cette fin d’année 2016, un long opus de 15 titres, introduit par un délire fantasmagorique, qui nous conduit rapidement en Autostop, au Népal, sur la route de Katmandou, avec une sitar, vite relayée par des guitares vintages et un voix trainante et maniérée, façon Bortek. C’est alors que le projet s’en va dans diverses directions, celle de la variété des années 70 (A quoi rêvent les filles ?) au Rock psysché yéyé (La filles du garde barrière), quelque part, improbable, entre Dutronc, Bowie et Thiéfaine. Le Docteur va même jusqu’à s’inspirer du Déshabillez-moi de Juliette Gréco, pour en faire Ce que tu voudras, là encore, dans un esprit très Rock Sixties.

Avec Jérôme (sans doute comme pour A quoi rêvent les filles ?), le Docteur Sadd explore le dilemme de la tentation sur une rythmique qui rappelle le Mélody Nelson de Serge Gainsbourg que nous n’avions pas encore cité dans cette chronique, au combien comparative.  Et puis, on repart, à la recherche de l’Ouest. Là, j’aurais pu donner un coup de main, mais le Dr Sadd y est déjà depuis un bon moment, une bonne dizaine d’années, à explorer les profondeurs les plus sombre de l’âme humaine, le tout dans une ambiance aux parfums indiens. C’est sans doute cela qui le conduit, malgré lui, dans Les calanque, avant d’embarquer à nouveau, pour la Penssylvanie, qui a quelque chose du Sweet Transexual´s Transilvania.

C’est un voyage épique, homérique, sous acide, que La Tragédie Païenne dans laquelle le Docteur Sadd nous emporte. Un voyage fantastique qui nous transforme en Easy Riders !

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